Les autorités de Bourg-en-Lavaux, les CFF et l’Etat de Vaud

ont inauguré la nouvelle gare de Cully.

Lundi 5 décembre

Les services administratifs seront fermés le matin

Chauffages à distance

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Un chauffage à distance est un chauffage central qui alimente un réseau de plusieurs bâtiments à partir d’une source d’énergie principale. Il peut être alimenté par une usine d'incinération de déchets, du bois, une centrale de couplage chaleur-force (CCF), un site industriel qui a des rejets de chaleur à valoriser, de l’eau etc. La Commune étudie et réalise plusieurs réseaux qui devraient entrer en fonction ces prochaines années.

Cully - Gare et Hôpital

Dans le cadre du développement du quartier de la Gare et de l’Hôpital de Lavaux, la commune de Bourg-en-Lavaux a opté pour la construction d’un réseau de chauffage à distance (CAD) avec l’eau du lac, complété par un microgrid (sous-réseau électrique).
Dans ce cas, le CAD utilisera la chaleur de l’eau du lac pour alimenter les pompes à chaleur des bâtiments, ainsi que de l’électricité solaire fournie par le microgrid pour les faire fonctionner.

Tous les détails sur le site d'Energiapro : https://www.energiapro.ch/fr/solutions/chauffageadistanceetmicrogrid/

Cully - bourg

En parallèle au chantier ci-dessus, la Commune étudie la possibilité d'étendre la zone de desserte du chauffage à distance basé sur le pompage de l'eau du lac au bourg de Cully. Cette étude de faisabilité est en cours.

Grandvaux - bourg

Lors sa séance du 10 octobre 2022, le Conseil communal de Bourg-en-Lavaux a validé un crédit pour étudier la faisabilité d’un chauffage à distance dans le bourg de Grandvaux, basé sur une boucle anergie, des sondes géothermiques et de la récupération de chaleur résiduelle des eaux usées et des souterrains. Ceci afin de proposer une alternative crédible aux chauffages à combustibles fossiles difficilement remplaçables dans ce contexte particulier.

En 2021, la Municipalité a réalisé sa planification énergétique territoriale. Cette dernière prévoit comme objectif en 2050 le remplacement de la totalité des chauffages à mazout, gaz ou électricité directe par des solutions renouvelables. Elle préconise en parallèle une rénovation de 1,5% des bâtiments et une diminution d’au moins 50% des besoins en chaleur dans les bâtiments rénovés. Elle a également pointé les endroits où un chauffage à distance pourrait être une solution intéressante, dont le bourg de Grandvaux.

Afin d’analyser cette dernière question, la Municipalité a fait réaliser une étude préalable cofinancée par le Canton. Dans le périmètre du bourg, les 68 bâtiments relevés sont chauffés à plus de 90% au mazout, au gaz ou à l’électricité directe. La configuration très serrée des immeubles rend les solutions individuelles renouvelables difficiles à implanter. Le besoin d’une solution centralisée, basée sur des énergies renouvelables, apparaît donc comme cruciale pour atteindre les objectifs de la planification énergétique territoriale de la Commune.

Différents types de chauffages à distance ont été étudiés en analysant des aspects techniques et économiques : gaz, mazout, bois, pellets, pompes à chaleur utilisant la géothermie ou l’air ambiant. La variante d’une boucle anergie avec sondes géothermiques et appoint au gaz a été retenue comme la plus intéressante. Elle permet la création d’un réseau bien dimensionné, où le gaz n’est utilisé que de façon transitoire et ponctuelle. A terme, le but est évidemment de ne plus émettre de CO2 une fois les bâtiments isolés et l’électricité produite localement par des panneaux photovoltaïques.

Il est évident que la construction d’un tel réseau de chauffage à distance nécessite des travaux importants de génie civil, que ce soit au niveau de la pose des conduites sous les routes ou les forages pour les sondes géothermiques. Ces travaux devront bénéficier de synergies avec la réfection prévue des autres réseaux dans le bourg de Grandvaux. Les conduites d’eaux potables, eaux claires et eaux usées seront assainies car cet endroit a été identifié comme prioritaire dans le plan général d’évacuation des eaux – ce qui a d’ailleurs motivé l’étude en priorité dans ce secteur.

L’étude se déroulera durant l’année 2023 et permettra de décider de la poursuite et de la réalisation éventuelle de ce projet particulièrement novateur. La Municipalité a d’ailleurs adressé une requête à l’Office fédéral de l’énergie afin demander un co-financement car divers aspects pourraient être reproduits dans d’autres communes du pays.