Les autorités de Bourg-en-Lavaux, les CFF et l’Etat de Vaud

ont inauguré la nouvelle gare de Cully.

Lundi 5 décembre

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Planification énergétique territoriale

JN3A1647

A l’échelle communale, cette démarche a pour but d’établir une planification énergétique sur la base d’une cartographie de la situation locale, c’est-à-dire en identifiant les besoins en énergie et les ressources disponibles. La commune peut ensuite intégrer cette planification dans son plan directeur communal.

La planification énergétique communale (PET) sert de référence pour les plans de quartier, les plans partiels d’affectation et les plans d’affectation cantonaux. Elle mentionne les agents énergétiques à privilégier par secteur. Le plan général d’affectation affecte les zones prévues pour les infrastructures énergétiques. A noter que, pour les projets qui ne présentent pas d’enjeux particuliers sur le plan énergétique, la planification communale peut suffire pour déterminer leur approvisionnement en énergie.

Les éléments de planification énergétique territoriale doivent être intégrés au PDCom et au PACom. Ils sont présentés selon la logique propre à ce type de document, c’est-à-dire avec mention des objectifs et des mesures de mise en œuvre. Parmi celles-ci figurent la mise en valeur du potentiel énergétique local et le développement des infrastructures. Les mesures à caractère territorial seront représentées sous forme de cartes.

Dans le cas des plans d’affectation, le chapitre énergie du rapport 47OAT expose des solutions d’approvisionnement en énergie en les comparant sur le plan de l’efficacité et de l’impact environnemental. Le cas échéant, ils affectent les emprises nécessaires aux infrastructures énergétiques.

L’étude de base a été réalisée en 2020 par le bureau focus-E, sur la base du préavis 13/2019. Elle comprend trois volets : diagnostic, scénarios et recommandations.

Enjeux principaux

En premier lieu, il convient d’estimer les besoins énergétiques de la Commune. Actuellement, la Commune a essentiellement des besoins de chaleur (pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire) et d’électricité. A l’avenir, on ne peut pas exclure que des besoins de froid (notamment de rafraichissement estival) se feront également ressentir. Ces besoins sont cependant difficiles à estimer, en l’état, dans le cadre d’une PET. En effet, la PET est un document à granulométrie relativement grossière, et il n’existe pas de normes ou de statistiques actuellement disponibles, permettant d’évaluer des besoins de froid à cette échelle et pour les années à venir. Ceci dit, les scénarios d’approvisionnement proposés dans le cadre de cette PET pourront sans problème intégrer le froid, de façon renouvelable, le cas échéant. Les besoins sont indiqués dans le tableau ci-dessous, pour l’ensemble de la Commune. Ces besoins comprennent également le futur développement comprenant la Plateau de la Gare de Cully et l’extension de l’hôpital, pour lesquels les besoins de froid, en l’occurrence, ont pu être estimés de façon précise.

Avec des besoins en chaleur moyens (chauffage et eau chaude sanitaire) de 99 kWh/m2/an, la Commune se situe légèrement en dessus de la moyenne nationale, ce qui n’est pas surprenant étant donné l’âge moyen des bâtiments.

La deuxième étape d’une PET consiste à évaluer le potentiel des ressources renouvelable locales, permettant de satisfaire les besoins énergétiques de la Commune. Les différentes ressources disponibles dans la Commune sont listées ci-dessous avec une indication sur la pertinence de la ressource en question :

  • Energie solaire : fort potentiel
  • Géothermie : potentiel intéressant, mais pour des applications décentralisées (ponctuelles)
  • Bois : potentiel intéressant mais pas prioritaire, étant donné qu’il devrait être importé depuis l’extérieur de la Commune
  • Air : potentiel intéressant, mais pour des applications décentralisées (ponctuelles)
  • Lac : fort potentiel.

En ce qui concerne le solaire, si la Commune bénéficie d'un bon ensoleillement, l'intégration des éléments de toitures dans les bourgs protégés, notamment, représentent un réel défi. Dans cette étude, on privilégie les tuiles solaires dans le cas des bourgs. Il faut noter pour le bois que, si a priori, il n’est pas une ressource prioritaire puisqu’il devrait être largement importé (et n’est donc pas local), il n’en demeure pas moins qu’il est l’une des rares ressources qui permettrait de s’affranchir des énergies fossiles à moyen terme (2050 si on suit le Plan Climat) dans les bourgs, sans nuire à la qualité patrimoniale du site de Lavaux

Dans la dernière étape de la PET, il convient enfin d’établir des scénarios d’approvisionnement permettant de valoriser au mieux les ressources énergétiques locales pour satisfaire les besoins de chaleur et d’électricité. Il faut en outre également vérifier dans quelle mesure ces scénarios permettent de satisfaire non seulement aux exigences légales, mais aussi à la volonté de la Commune et du Canton de tendre vers un approvisionnement durable. Les objectifs suivants ont été définis pour 2050:

  • Taux de rénovation des bâtiments : 1,5% par an (rapporté à la surface de référence énergétique (SRE))
  • Réduction des besoins de chaleur dans les bâtiments rénovés : 50%,
  • Production de chaleur : Remplacement de 100% des chaudières à mazout, chaudières à gaz et chauffages électriques directs par des systèmes centralisés et par une valorisation à 100% du potentiel géothermique identifié. Puis mise en place de pompes à chaleur air/eau pour satisfaire 30% des besoins restants. Et enfin, mise en place de pompes à chaleur sur l’eau du Lac (pour les quartiers Cully Villas, Cully Bourg et Bord de Lac Ouest) ou de chaufferies bois (pour les secteurs non-couverts précédemment) afin de compléter la demande encore résiduelle (après les pompes à chaleur sol/eau et air/eau).
  • Froid : Hormis pour le nouveau développement (extension de l’hôpital et nouvelles constructions du Plateau de la Gare de Cully), on ne tient pas compte des besoins de froid.
  • Electricité : Taux de pénétration des éléments photovoltaïques : 10% (rapporté à la surface des toitures favorables) dans les bourgs et 50% ailleurs. Achat d’électricité « Terre d’Ici » pour satisfaire les besoins qui ne sont pas couverts par les éléments photovoltaïques.